Au début des années 2000, un petit village de l’Hérault a tenu tête à l’un des plus grands noms du vin mondial. L’histoire a fait le tour du monde grâce à un film, Mondovino. Elle a aussi une suite, moins connue, que racontent les vins de nos amis du Domaine Coston.

Aniane contre Mondavi
Nous sommes à la fin des années 1990. Robert Mondavi, figure de la Napa Valley en Californie, veut créer un grand vignoble de Syrah à Aniane, au pied du Larzac. Le projet est sérieux : une cinquantaine d’hectares sur des terres communales, environ 8 millions de dollars d’investissement, un bail de 50 ans accordé par la municipalité de l’époque.
Mais en mars 2001, Aniane change de maire. La nouvelle équipe, menée par Manuel Diaz, refuse le projet. Les habitants craignent pour leurs bois et pour les vignerons du village, face à un concurrent aux moyens sans limite. En mai 2001, Mondavi renonce.
Parmi les opposants les plus déterminés figure Aimé Guibert, fondateur du Mas de Daumas Gassac, le domaine qui avait révélé au monde le potentiel de ce terroir.
Mondovino, le film qui a fait connaître l’histoire
En 2004, le réalisateur américain Jonathan Nossiter présente Mondovino au Festival de Cannes, en compétition officielle. Son documentaire raconte la mondialisation du vin : d’un côté les grands groupes, les consultants et les critiques influents qui poussent vers un goût standardisé ; de l’autre, des vignerons attachés à leur terroir.
Aniane y devient un symbole. Aimé Guibert y lance une phrase restée célèbre : « Le vin est mort. » Le film déclenche de vifs débats dans le monde du vin, et le nom du village fait le tour de la planète.
La suite de l’histoire : le Domaine Coston
Les Coston sont vignerons depuis cinq générations à Puéchabon et Aniane. En 1999, la famille crée son domaine et passe en agriculture biologique. Ses deux fils, Jean-Marc et Philippe, la rejoignent et réhabilitent la cave en 2000.
En 2006, la famille défriche huit hectares sur le massif de l’Arboussas, à 350 mètres d’altitude, au milieu des arbousiers et des chênes verts. Le domaine le dit lui-même : il réalise ainsi une partie du projet dont rêvait Mondavi. La Syrah et le Grenache y sont plantés à partir de 2011.
La différence est de taille : ce n’est plus une multinationale qui s’installe, mais une famille du pays, qui travaille aujourd’hui ses douze hectares en biodynamie, certifiée Demeter.
Un terroir partagé avec deux légendes
Les vignes du Domaine Coston poussent sur les calcaires du massif de l’Arboussas, un terroir qu’il partage avec deux noms mythiques du Languedoc : le Mas de Daumas Gassac et la Grange des Pères. On y trouve de la Syrah, du Grenache, du Mourvèdre, du Cinsault et du Carignan pour les rouges, de la Roussanne et du Grenache blanc pour les blancs.
Dans votre verre
Le Terrasses du Larzac rouge du domaine assemble Syrah, Grenache, Mourvèdre et Cinsault. Il offre une robe grenat, des arômes de réglisse, de cassis et de garrigue, et une fraîcheur mentholée en bouche, typique de ces terrasses d’altitude. À servir entre 16 et 18 degrés, et à garder cinq à huit ans.
Le conseil des Potes
Regardez Mondovino un soir d’hiver, avec une bouteille de Coston ouverte une heure avant. Vous ne verrez plus jamais une étiquette du Languedoc de la même façon.
Découvrez le Terrasses du Larzac du Domaine Coston dans notre cave en ligne.




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